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14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 22:59

Filomena RomeJean Louis F. AlaisJe vous présente Filomena Anelli, mon arrière-arrière-arrière grand-mère, qui pose ici dans l'atelier d'un photographe à Rome entre 1855 et 1858. On est bien loin de mon ancêtre Jean photographié avec son rabot dans un village isérois. Et pourtant leurs arrière-petite-fille et petit-fils respectifs ont unis leurs destinées un jour de juin 1943. Mes grands-parents.

C'est la plus ancienne photo de famille. Filomene est encore jeune, une vingtaine d'année, elle en parait pourtant déjà plus. Je me demande comment elle arrivait à se mouvoir dans cette imposante robe... Elle a eu une vie particulière, mes parents ont découvert il y a peu qu'elle ne fut pas mariée tout de suite au père de ses enfants... et pour cause... il était déjà marié ailleurs... Elle dut attendre le veuvage de son homme (et même un peu plus) avant de devenir sa "légitime". Ils se sont rencontrés en Italie puis elle l'a suivi en France. Ils vécurent à Paris, Libourne, Lyon pour ce que je sais. Son époux voyageait beaucoup pour son travail (ingénieur des chemins de fer). Elle a ensuite suivi leur fille dans ses pérégrinations d'épouse de chanteur d'opéra. Elle est décédée à Lyon en 1899. C'est d'elle que nous tenons la recette familiale des gnocchis à la pomme de terre que ma grand-mère m'a apprise il y a quelques années.

Mes parents se sont beaucoup intéressés à cette branche familiale, pour laquelle nous avons pas mal d'archives (lettres, photos, témoignages...).

D'autres branches en revanche sont encore dans l'obscurité, du côté de la Belgique notamment.

 

Filomena Anelli, Setina 1835-Lyon 1899. Photo calotype.

 

Face à Filomene, son beau-père, Jean-Louis, né en 1792 à Arronville. Il était de condition très modeste mais son fils a bénéficié d'une ascension sociale fulgurante, comme le XIXe siècle pouvait parfois en produire (fils de paysans devenu ingénieur civil), peut-être grâce à un instituteur ou un curé qui avait décélé chez lui des facilités et qui lui permis de faire des études en lui procurant une bourse. Ce paysan illetré est ici photographié à Alès (!) probablement lors d'un séjour chez son fils ou sa petite-fille. Il est mort à Asnières en 1876.

 

Je me trouve très chanceuse de pouvoir mettre un visage sur ces noms de mon arbre. J'aimerai pouvoir offrir la même chose à mes filles, c'est pourquoi je m'intéresse à leur généalogie paternelle. Je vais d'ailleurs profiter d'un prochain séjour en région parisienne pour avancer mes recherches.

 

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Published by Poélise - dans La famille
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commentaires

Beki 16/02/2013 14:18


Passionnant!

Nanie 15/02/2013 09:08


On plonge carrément dans l'histoire, c'est impressionnant et rare, en effet.